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Plusieurs études d’opinion réalisées par le cabinet Emedias démontrent que les deux leaders qui se disputent le leadership de Mankoo sont en chute libre. Des sondages réalisés à Dakar et Thiès donnent surtout dans la capitale un score très faible pour l’ancien premier : 1 %. Le cas de Malick Gackou est plus criard.

 

Dans un sondage réalisé par le cabinet EMedias, aussi bien dans la région de Dakar que dans le département de Thiès, Malick Gackou peine à dépasser 0, 5 %. Quant à Seck, son score départemental à Thiès tourne autour de 20 %. Logique puisqu’il avait perdu ce fief avec près de 30 000 voix d’écart aux dernières élections législatives devant la machine électorale de Bennoo.

Ce n’est que dans la ville de Thiès que Seck tient un petit espoir et, là encore, les études d’audience ne lui sont pas très favorables.

Tout est possible dans les deux camps. Malick Gackou, lui, s’effondre même dans son département de Guédiawaye avec un score marginal de près de 10 % des voix. Ce qui est également une suite logique au vu des dernières élections législatives où le candidat a perdu avec plus de 20000 d’écart.

Dès lors, que reste-t-il de Mankoo ? Khalifa Sall devra tenter de tenir la dragée haute face à Bennoo victorieux à Dakar avec 2000 voix d’écart. « Mais, électoralement, il sera difficile au trio Gackou-Khalifa Sall-Idrissa Seck d’inquiéter Macky Sall ».

La différence de voix entre les deux coalitions est criarde : plus de 1 million deux cent mille voix d’écart entre Bennoo et Manko. Même la coalition Wattu, dirigée par Wade, arrivée en seconde position, a été larguée loin derrière avec plus d’un million de voix.

En réalité, les ténors de Mankoo ont été tous laminés dans leurs zones respectives. Idrissa Seck a perdu les deux sièges du département de Thiès, sa chasse gardée, qu’il a toujours remportés de 2000 à 2014. Malick Gackou, pour une première élection sans Bennoo à Guédiawaye, a également perdu son fief.

Et les dernières informations en provenance des dites zones ne sont en faveur ni de Seck ni de Gackou. « Pour pouvoir gagner une élection, surtout une présidentielle, il faut être imbattable dans sa zone politique, et Idrissa Seck et Gackou ont aujourd’hui perdu la main dans ce qui était jusqu’ici leurs bases politiques ».

 

 

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