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“ Je suis allée dans une communauté d’Ilaro, près de Lagos, dans l‘État d’Ogun, et il y avait des enfants qui n’avaient jamais eu de livre entre leurs mains.’‘ Raconte Funmi Ilori, fondatrice de iRead, 1re bibliothèque mobile du Nigeria.

La fondatrice de ‘iRead’ n’a jamais réalisé son rêve de mettre sur pied la plus grande bibliothèque d’Afrique. Mais aujourd’hui, elle ressent plus d’utilité à aider les couches les plus défavorisées.

 » Le Nigéria est le plus grand marché noir de la planète, donc c’est une réalité, donc vous savez que nous allons tout avoir. « 

‘‘ Je me suis rendue compte que les enfants avaient besoin d’y avoir accès. Nous avions des bibliothèques à l‘école, mais les enfants n‘étaient pas inspirés par la lecture, alors j’ai voulu trouver une idée qui les intéresserait, qui leur donnerait envie de lire ”, confie-t-elle.

Cet après-midi, la camionnette fait escale devant l‘école primaire Bethel, dans le quartier populaire d’Ifako, en plein cœur de Lagos. Ici près de 200 élèves bénéficient gratuitement des livres de la bibliothèque qui regorge d‘écrits d’auteurs célèbres nigérians comme “ L’autre moitié du soleil ”, roman de l‘écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie.

Ancienne institutrice, Funmi Ilori a lancé une petite affaire de prêt de livres dès 2003, marchant “ de maison en maison avec un panier rempli de romans ”, et faisant des prêts en échange de quelques centaines de nairas (quelques euros) . “ Mais je me suis rendu compte que les adultes ne prennent plus le temps de lire ”.

C’est en 2013 qu’elle monte son projet de bibliothèque mobile et le propose à “ You-win together ”, une bourse financée par le gouvernement nigérian pour encourager les initiatives de développement. Elle remporte dix (10) millions de nairas, “ l‘équivalent de 60.000 dollars à l‘époque ”, et achète un camion et un petit mini-bus.

Aujourd’hui, grâce à la bourse et à des sponsors, elle a emploie 13 personnes et dispose de quatre (4) camionnettes. Elle se rend dans quatre à six (6) écoles chaque jour et organise des ateliers de lecture avec des bénévoles les soirs et les week-ends dans les bidonvilles, pour les enfants déscolarisés.

SOURCE : AFP

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