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L’enquête de Mediapart révèle comment la famille de l’ancien président a siphonné 138 millions de dollars des caisses de l’État, avec la complicité de la banque BGFI RDC, à travers une société-écran installée dans un garage.

C’est l’histoire d’un hold-up, dont le magot se compte en dizaines de millions de dollars. Les protagonistes ? Un chef d’État, Joseph Kabila, au pouvoir au Congo jusqu’en janvier 2019. Une banque privée, la BGFI. Un pays, la République démocratique du Congo (RDC), géant d’Afrique centrale dont le sous-sol regorge de minerais, mais dont les trois quarts des 100 millions d’habitants doivent vivre avec moins de deux dollars par jour.

Ce braquage historique serait sans doute resté inconnu sans la plus grande fuite de données sensibles d’Afrique : 3,5 millions de documents confidentiels issus de la BGFI, qui permettent de retracer le scénario du casse dans ses moindres détails.

En cinq ans, la famille Kabila et ses associés ont détourné, avec la complicité de la BGFI, dont ils contrôlaient la filiale congolaise, au moins 138 millions de dollars des caisses de l’État. Grâce à des factures douteuses, des jeux d’écriture comptable, des transactions antidatées et, surtout, grâce à une société-écran qui leur a permis de couvrir le tout (lire la première enquête de Mediapart en cliquant sur ce lien : https://www.mediapart.fr/journal/international/191121/congo-hold-comment-le-clan-kabila-detourne-138-millions-de-dollars?utm_source=20211119&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20211119&M_BT=1290168113941]url:http://

Source : Mediapart

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