MÉLI-MÉLO STATUTAIRE / Mafia des passeports diplomatiques : Amadou Kébé, l’autorité en fuite, serait-il de la chancellerie ?

Le journal libération avait levé le lièvre dans l'affaire du trafic présumé de passeports diplomatiques sénégalais qui impliquerait deux (2) honorables députés (sic !) et révélait qu'une autorité du ministère des Affaires étrangères serait le cerveau de l'affaire et serait en cavale à l'étranger. ce mercredi, le quotidien a enfoncé le clou en révélant l'identité du présumé faussaire qui ne serait personne d'autre que le " chancelier Amadou Kébé ". Ce que réfute avec la dernière énergie Chanceliers des Affaires étrangères du Sénégal (ACAES)...

Lors de leur audition, les personnes récemment arrêtées dans l’affaire des passeports diplomatiques ont balancé les noms de quelques détenteurs de passeports diplomatiques.

L. S., un des premiers arrêtés sur la liste balancée par les agents du ministère des Affaires étrangères, a confié qu’il a acheté son passeport auprès d’une autorité répondant aux initiales A. K.

Selon le quotidien Libération qui vend la mèche dans sa parution du jour, il s’agit effectivement du chancelier Amadou Kébé qui est en fuite. Il serait hors du territoire national.

Seulement, l’Amicale des Chanceliers des Affaires étrangères du Sénégal (ACAES) a pondu un communiqué dans l’après-midi pour dénier à Amadou Kébé son statut de chancelier.

« L’Amicale des Chanceliers des Affaires étrangères du Sénégal (ACAES) tient à préciser que le dénommé Amadou Kébé ne fait pas partie du corps des Chanceliers des Affaires étrangères. L’ACAES condamne de la manière la plus ferme toute entache à l’image de ce corps et se réserve le droit d’entreprendre les actions nécessaires pour préserver la réputation de ses membres », peut-on lire dans le communiqué paru sur la page Facebook de ladite amicale. Qui croire ?

L’avenir nous édifiera (peut-être) sur ce méli-mélo statutaire qui aura déjà trop coûté au contribuable sénégalais et à l’image du Sénégal, jadis réputé pour sa diplomatie (c’était, ô paradoxe, du temps où on ne lui connaissait encore aucune ressource naturelle, hormis l’arachide et les produits halieutiques !).

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