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La base de Gossi en question a été libérée le mardi 19 avril. L’armée française, qui y maintenait 300 soldats, a restitué les lieux « avec tous les dispositifs défensifs, tous les équipements », a indiqué l’état-major français, «ainsi que des infrastructures de casernement». Aucune mention des six hommes annoncés avoir été enlevés, dimanche 17 avril, par l’armée française. Surtout que le lendemain, lundi 18 avril 2022, la force française Barkhane a démenti l’acte d’enlèvement et rectifié avoir procédé à l’interpellation de six (6) personnes, dans la nuit du 16 au 17 avril.

Une source anonyme de l’Agence Anadolu à l’état-major de l’armée française avait précisé : « une unité de la force Barkhane a conduit une opération à Adiora, à environ 30 km au Nord de Gossi. Cette opération a mobilisé des moyens aériens et une unité terrestre. Aucun blessé n’est à déplorer de part et d’autres », ajoutant que « les six hommes sont actuellement interrogés par la force afin de vérifier s’ils présentent une menace sérieuse pour la sécurité de la force et de la population, dans le strict respect des lois internationales et locales ».

Quel lien entre ces hommes « enlevés » ou « interpellés » près de Gossi et le carnage découvert non loin de… Gossi ?

Que sont devenus ces six hommes ? Une question qui mérite d’être posée, car la suite de l’exposé de l’état-major laisse perplexe. Des éléments annoncés en interrogatoire, seulement l’état-major français précise par ailleurs que cette opération ayant mené à leur arrestation « a été conduite sur la base de renseignements recoupés, provenant de différentes sources. Elle visait un groupe armé terroriste de la Katiba du Gourma, affilié au Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans. Ce groupe a été visé après qu’il ait conduit plusieurs attaques contre la force Barkhane et contre la population locale ». Interrogations ou conclusions ?

D’où la question  : Quel lien entre ces hommes « enlevés » ou « interpellés » près de Gossi et le carnage découvert non loin de… Gossi ? Des images ont été publiées par un certain Dia Diarra, qui se présente comme ancien militaire malien, et qui montrent des cadavres enterrés dans le sable. Faits que l’homme a directement imputés à la force Barkhane. Mais l’armée française estime que « cette manœuvre de décrédibilisation de la force Barkhane semble coordonnée. Elle est représentative des multiples attaques informationnelles dont les militaires français font l’objet depuis de nombreux mois ».

Pour l’état-major français, « la comparaison des photos publiées sur Twitter et des images recueillies par le capteur spécialisé permet de faire un lien direct entre ce que font les mercenaires de Wagner et ce qui est faussement attribué aux militaires français ». Reste cependant à savoir ce que sont devenus ces six hommes « interrogés » et membres d’un groupe qui a été « visé après qu’il ait conduit plusieurs attaques contre la force Barkhane et contre la population locale ».

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