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Que craignent particulièrement les lourds chars russes, englués dans la fameuse raspoutitsa, cette boue collante qui cloue leurs tonnes sur place, ou embouteillés dans des convois gigantesques et quasi immobiles, signes d’une logistique défaillante  du côté des armées de Moscou ? Les armes antichars comme le « Saint Javelin » américain, les NLAW britanniques ou les Stugna de conception autochtone sont une première terreur de ces gros blindés russes. Ajoutez-y la mobilité, la rapidité, l’agilité et l’adaptabilité d’un buggy tout-terrain, et vous obtenez un combo parfait en matière de létalité et de vitesse, sorte de David à quatre roues contre des Goliath sur chenilles.

Comme ont pu le montrer quelques photos repérées sur Twitter par des observateurs du terrain, auxquelles The Drive a consacré un article , certaines armes antichars ont ainsi été montées par l’Ukraine sur de petits véhicules modernes, qui en fait sans doute bon usage dans sa guérilla mobile contre les blindés ennemis.

Buggy, le bon tuyau
Ces petits véhicules, peut-être de marque Polaris  ou d’un autre type équivalent, présentent de nombreux avantages directement applicables à la chose militaire. Ils sont peu coûteux –entre 23.600 et 41.000 euros selon le modèle. Ils disposent d’une garde au sol suffisamment haute et d’un rapport poids/puissance assez favorable pour faire de la raspoutitsa un terrain de jeu. Techniquement, il semble assez simple de leur adjoindre un lance-missiles antichar, comme le Stugna-P (également nommé Skif)  visible sur ces photos. Ils peuvent donc être déplacés très rapidement sur un champ de bataille, selon les information transmises par des drones d’observation opérant au-dessus d’eux: parfait pour une embuscade. Bref, pour un T-72 russe par exemple, voire pour des aéronefs manœuvrant à basse altitude, ils sont tels d’insaisissables frelons aux piqûres mortelles.

Comme le note The Drive, d’autres véhicules du même type, mais sans doute moins modernes et aboutis, avaient déjà été repérés sur le territoire ukrainien avant même le début de l’invasion russe.

Nombre d’autres armées utilisent ces petits véhicules d’intervention rapide dans leurs opérations: ce fut notamment le cas des États-Unis et de leurs forces spéciales en Irak, qui en ont fait un usage répété lors de la bataille de Mossoul. Polaris est, d’ailleurs, en contrat avec le Pentagone pour fournir à l’US Army certains de ses véhicules.

Source : korii.slate.fr

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