0 4 minutes 5 mois

Conformément aux réquisitions du Procureur de la République qui avait demandé l’ouverture d’information judiciaire dans l’affaire des deux (2) milliards de francs CFA, le juge d’instruction du deuxième cabinet a convoqué, jeudi, Cheikh Amar, pour lui notifier son inculpation. Le patron de TSE a été assisté de son avocat Me Bamba Cissé.

Sur les poursuites, le magistrat-instructeur a suivi les demandes du parquet qui a visé les faits de tentative d’extorsion de fonds, faux et usage de faux et dénonciation calomnieuse. C’est donc de ces infractions que l’homme d’affaires doit répondre. Et pour le représentant de la société, il y a des éléments pertinents qui permettent l’ouverture d’une information judiciaire contre le patron de TSE. Le représentant du Parquet a visé dans son réquisitoire introductif, les pièces versées au dossier par Samuel Sarr et ses conseils.

Rappelons que l’ancien ministre de l’Energie a déposé une plainte à l’encontre de Cheikh Amar, après que ce dernier a saisi la justice l’accusant d’abus de confiance portant sur deux (2) milliards de francs CFA. L’homme d’affaires, dans sa plainte, a accusé Samuel Sarr de l’avoir trompé, en lui expliquant que l’ancien président de la République l’avait mandaté parce qu’il avait un besoin d’argent. C’est ainsi qu’il lui a remis deux (2) milliards de francs CFA et jamais Samuel Sarr n’a remis les sous à Abdoulaye Wade. C’est à la suite de cette plainte que l’ancien ministre a été inculpé pour abus de confiance. Mais cette plainte à fait l’effet d’un boomerang, puisqu’elle a provoqué une réplique de Samuel Sarr qui a aussi esté en justice.

Selon lui, en agissant ainsi, Cheikh Amar ne veut rien d’autre que lui soutirer de l’argent. Mais, il ne lui doit absolument rien encore moins Abdoulaye Wade. Selon Samuel Sarr, c’est plutôt Cheikh Amar qui avait demandé de l’argent à l’ancien président de la République. Ce dernier, dit-il, lui avait prêté sept (7) milliards de francs CFA. Et c’est pour payer cette somme qu’il lui a envoyé deux (2) milliards de francs CFA, en restant lui devoir encore des sous.

Et s’agissant de ces deux (2) milliards F CFA, Samuel Sarr jure que Wade lui avait donné une liste pour la répartition de l’argent ; plusieurs personnes en ont bénéficié dont des avocats et des journalistes et des chefs religieux. Des explications qu’il a étayées avec des documents à l’appui ; documents qui attestent des échanges qu’il a eus avec Cheikh Amar et selon lesquels ce dernier reconnaissait devoir de l’argent à Wade et demandait un moratoire. Ces pièces, fournies à l’enquête devant les éléments de la Section de Recherches de la gendarmerie, ont été déposées devant le Procureur.

Source : Les Échos

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.