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PRÉDATEUR SEXUEL / Pédophilie, violences sur mineurs, viols répétés,… : La face cachée de Serigne Assane Mbacké

Que sait-on du conférencier religieux Serigne Assane Mbacké « Khelcom » placé en garde à vue pour pédophilie, proxénétisme, acte contre nature et viols répétés sur des mineurs âgés de 16 et 17 ans ?

Le quotidien SourceA, dans sa parution du mercredi 15 juin, nous dresse son profil et son parcours. Serigne Assane Mbacké « Khelcom » est un pur produit des « daaras ».

Il est de la famille de Mbacké Ndoulo, une localité située entre Touba et Diourbel. Il est le petit-fils de Serigne Sam Mbacké Ndoulo, un dignitaire mouride très respecté, et fils de Serigne El Hadji Mbacké.

C’est dans les années 1990 que Serigne Assane Mbacké a été envoyé par son père à Khelcom où, selon Source A, il a appris le Coran et les sciences religieuses. Il quitte Khelcom en 2007, à la disparition de Serigne Saliou Mbacké, cinquième khalife des mourides.

Présenté comme un spécialiste des hadiths, Serigne Assane Mbacké commençait à se frayer un chemin dans le paysage médiatique. Il était souvent invité sur les plateaux de télé de la place.

Un dangereux prédateur sexuel et un pédophile

Depuis le soir du vendredi 10 juin dernier, le conférencier religieux Serigne Assane Mbacké « Khelcom » a été placé en garde à vue.

Idem pour Baïdy Hamady Sow, un de ses proches, mais aussi Abdourahmane Lô, réceptionniste à l’hôtel Nina, et Khadim Samb dit Djimbori, chanteur religieux.

D’après le quotidien Libération du lundi 13 juin, O. Diop, 16 ans, et H. Thimbo, 17 ans, ont détaillé aux enquêteurs comment ils étaient violés puis transformés en esclaves sexuels par ces présumés homosexuels.

Face aux aveux des autres mis en cause, Serigne Assane Mbacké « Khelcom » s’est confessé et juré, sur tous les saints, être « atteint mystiquement  » (sic !) par le dénommé T. S., toujours selon le journal.

« J’ai essayé de me soigner partout, même en Gambie. J’ai fait toutes les prières pour freiner mes pulsions envers les jeunes. Je suis conscient de la gravité de mes actes et je demande pardon », aurait confessé Serigne Assane aux policiers.

Quant au récidiviste Khadim Samb dit Djimbori, il appert, selon les premiers éléments de l’enquête en cours, qu’il a déjà effectué un séjour de cinq (5) ans en prison pour des faits similaires.

Pour sa défense, Serigne Assane Mbacké a déclaré souffrir de pulsions sexuelles qu’il n’arrive pas à maîtriser. Ce qui, laisse-t-il entendre, expliquerait également sa consommation compulsive de vidéo pornographiques, à caractère gay, remarquée grâce à l’historique de navigation de son téléphone portable. Le mis en cause a également confié aux enquêteurs, toujours pour justifier ses actes, avoir subi des actes pédophiles durant son enfance. Djimbory a servi la même histoire pour expliquer, lui aussi, ses penchants homosexuels.

Ce réseau maléfique est tombé, à en croire Libé, c’est une simple journée de sensibilisation, organisée dans une école, qui a mis la puce à l’oreille des limiers.

 

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