« MONUSCO DÉGAGE ! » / Dix morts dont trois Casques bleus dans des violences en RDC

Les violences ont fait dix (10) morts dont trois (3) Casques bleus, au deuxième jour des manifestations contre la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (MONUSCO). Il s’agit de deux (2) soldats indiens et un marocain qui ont péri, alors qu’un égyptien a été grièvement blessé.

Trois (3) Casques bleus des Nations Unies et sept (7) civils ont été tués ce mardi 26 juillet 2022 dans l’Est de la RDC. Depuis lundi, les manifestants sont massivement descendus dans les rues pour exiger le départ des soldats de l’ONU, actifs dans le pays depuis plus de 20 ans. Lundi, Christian Kabemba, acteur politique à Goma, estime que « les 22 ans de son existence (MONUSCO) sur notre sol est un échec. Et donc, c’est imminent que la MONUSCO puisse quitter notre territoire ».

« Nous demandons tout simplement à la MONUSCO, bien sûr, de partir, mais aussi à la population d’être patiente et ne pas poser des actes de vandalisme et destruction des sièges de la MONUSCO, parce qu’elle est en train de partir, et c’est une obligation impérative », a-t-il insisté. Les manifestations de lundi avaient coûté la vie à quatre (4) civils. Et ce mardi matin, la tension était palpable puisque des barricades érigées par les manifestants étaient toujours en place.

Comme la veille, les manifestations étaient organisées sur fond de violence avec des « pillages et casses ». Paul Ngoma, chef de la police de Butembo, troisième ville de la province du Nord-Kivu, a confié à Anadolu : « Nous déplorons la mort de trois (3) Casques bleus de la mission onusienne en RDC dont deux (2) Indiens et un (1) Marocain. Il y a également un (1) Egyptien grièvement blessé ». Le commissaire supérieur adjoint a ajouté que « sept (7) civils ont également trouvé la mort, leurs corps gardés à la morgue ».

Le gouvernement rd-congolais a mis en garde que les responsables seront « poursuivis et sévèrement sanctionnés ». Dans un communiqué, « la MONUSCO dénonce vigoureusement l’attaque de ses locaux à Goma, dans le Nord-Kivu, perpétrée par un groupe de pilleurs en marge d’une manifestation qui, de surcroît, a été interdite par le maire de la ville de Goma ».

Source : Afrik.com

 

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