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CASSE-TÊTE CHINOIS / Covid-19 : Une nouvelle étude appuie la thèse d’une origine animale du Sars-CoV-2

Source : SOUTH CHINA MORNING POST via Courrier International


Rédigé le Mercredi 22 Septembre 2021 à 01:11 | Lu 111 fois | 0 commentaire(s)


Trois virus prélevés sur des chauves-souris au Laos présentent des similitudes génétiques fortes avec celui responsable du Covid-19, dans une région clé du génome. L’étude doit toutefois encore être validée par la communauté scientifique.


Chauve-souris fer à cheval de l’espèce Rhinolophus landeri, suspendue à une poutre, au Gabon. Jean-Francois Noblet / Biosphoto / Biosphoto via AFP
Chauve-souris fer à cheval de l’espèce Rhinolophus landeri, suspendue à une poutre, au Gabon. Jean-Francois Noblet / Biosphoto / Biosphoto via AFP
“ Une équipe de chercheurs laotiens et français a découvert un indice important sur l’évolution du virus responsable du Covid-19, en montrant que des virus de chauves-souris vivant au Laos présentent des similitudes importantes avec la souche pandémique ”, rapporte le South China Morning Post (SCMP).

Dans une étude préliminaire – pas encore relue par des scientifiques – mise en ligne le 17 septembre sur la plateforme Research Square, une vingtaine de chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’université nationale du Laos présentent les résultats d’une comparaison génomique entre le Sars-CoV-2 et trois autres coronavirus. Nommés BANAL-52, BANAL-103 et BANAL-236, ils ont été prélevés sur des chauves-souris du genre Rhinolophus, appelées aussi “ fer à cheval ”, dans des grottes du nord du pays.

Comparaison d’une séquence de la protéine Spike
Les chercheurs se sont notamment penchés sur le domaine de liaison au récepteur (receptor binding domain, RBD), une séquence génétique codant pour la partie de la protéine Spike du Sars-CoV-2 qui se fixe à un récepteur des cellules de l’organisme.

Sur ce critère, les trois nouveaux virus identifiés seraient les “ plus proches ancêtres du Sars-CoV-2 connus à ce jour ”, selon les auteurs de l’étude. Qui affirment dans la foulée que leur travail soutient l’hypothèse d’une transmission virale de l’animal à l’homme.

L’hypothèse de sortie de laboratoire “ exclue ”
Cité par le SCMP, le virologue Edward Holmes, de l’université de Sydney, qui n’a pas participé à l’étude, estime que cette découverte “ exclut totalement ” que cette partie du virus ait été créée ou adaptée spécifiquement à l’homme en laboratoire.

Un commentaire guère étonnant puisque le chercheur de renom, qui a participé au séquençage du génome du virus, a publié plusieurs études qui suggèrent une origine zoonotique de la pandémie. Edward Holmes fut par ailleurs professeur invité entre 2014 et 2020 au sein du Centre chinois de prévention et de contrôle des maladies de Pékin ; en avril 2020, il avait publié une tribune pour affirmer qu’il n’y avait “ aucune preuve que le Sars-CoV-2 provienne d’un laboratoire de Wuhan ”.

Le journal hongkongais rappelle en conclusion que les travaux de recherche de l’origine de la pandémie sont au point mort en Chine, depuis que Pékin a adressé, à la mi-août, une fin de non-recevoir à l’Organisation mondiale de la santé, qui appelait à publier “t outes les données ” sur le Sars-CoV-2.








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