riopost
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

En Algérie, la mobilisation pour la démocratie ne s'essouffle pas


Rédigé le Vendredi 3 Mai 2019 à 23:20 | Lu 24 fois | 0 commentaire(s)


Le onzième vendredi de contestation en Algérie a encore vu des centaines de milliers de citoyens défiler dans les rues. Un mois après le départ d’Abdelaziz Bouteflika, le mouvement contre le système en place ne faiblit pas.


Ce vendredi 3 mai devait être celui d’un essoufflement des manifestations en Algérie “ suivant les calculs du pouvoir ”, relate Tout sur l’Algérie (TSA). D’après le site d’information algérien, le régime toujours en place un mois après la démission de Bouteflika “ misait sur la conjonction de plusieurs facteurs dont la poursuite des manœuvres de division et du blocus de la capitale la veille et le jour de chaque marche et l’acceptation par une partie de la classe politique de sa dernière offre de dialogue ”.

Mais les Algériens sont tout de même sortis par centaines de milliers dans la rue ce vendredi, le onzième de suite depuis le début des manifestations contre le régime. “ À Alger, là où le pouvoir fait tout pour baisser la mobilisation, les rues et places du centre-ville ont été de nouveau noires de monde, assure TSA. Des centaines de milliers, peut-être plus d’un million – peu importe –, de citoyens ont marché. Dans les autres villes aussi, les mêmes marées humaines ont déferlé. La mobilisation est intacte et quand bien même elle faiblirait pendant le ramadan [qui débute dimanche 5 mai] sous l’effet du jeûne, elle reprendra juste après comme au premier jour. Les manifestations de référence sont celles qui ont eu lieu ce vendredi. ”

“ Rien ne les arrêtera ”
D’après le site d’information algérien, le message envoyé par les manifestants à l’armée et à la classe politique est limpide : “ rien ne les arrêtera tant qu’ils n’auront pas obtenu ce pourquoi ils battent le pavé depuis bientôt deux mois et demi, soit une vraie transition qui débouchera sur la fin du système politique qui, même si certains de ses symboles sont traînés devant les tribunaux, n’est pas mort avec la démission de Bouteflika ”.

Le chef des armées, Ahmed Gaïd-Salah, a notamment été la cible principale des critiques de la rue, rapporte TSA : “ Le général de corps d’armée a été invité de nouveau à choisir son camp, donc à formuler une proposition plus sérieuse qui dissiperait les conjectures sur ses intentions ”.








Derniers tweets


Derniers connectés


Malawi : le viol initiatique des jeunes filles par des " hyènes " (Vidéo)

Avec France 24

Dans le sud du Malawi existe un rituel initiatique violent : les jeunes filles qui atteignent la puberté doivent avoir des relations sexuelles forcées avec une " hyène ", un homme désigné par leur famille. Ce viol est encadré par des règles strictes, et il est organisé dans le plus grand secret. Une pratique qui perdure malgré son interdiction.

Babacar Gueye
09/11/2018