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Tous les ans, plus d’un million d’oiseaux et plus de 100 000 mammifères marins meurent à cause du plastique

Sain et Naturel


Rédigé le Jeudi 6 Février 2020 à 18:31 | Lu 175 fois | 0 commentaire(s)


Bien que nous entendions surtout parler des feux qui ravagent l’Australie depuis plusieurs mois, le plastique détruit silencieusement les océans de façon tout aussi dramatique, laissant derrière lui de nombreuses victimes chaque année.


Image crédit : Depositphotos
Image crédit : Depositphotos
Dernièrement, une tortue verte, qui est une espèce en voie de disparition, a été repêchée par un pêcheur. Envoyée dans un centre de soins, on a retrouvé environ 13 g de plastique dans son estomac, ce qui équivaut à plus de 20 pailles.

À cause des plastiques et des micro-plastiques (les petites particules < 5mm) de plus en plus présents dans les océans, toute la faune marine se voit menacée, car les poissons, les reptiles, les oiseaux et les mammifères marins prennent les morceaux de plastiques pour de la nourriture. Cela leur donne un sentiment de satiété, et ils arrêtent donc de se nourrir.


13g de plastique retrouvé dans l’estomac de la tortue – Fondation Mundo Marino
13g de plastique retrouvé dans l’estomac de la tortue – Fondation Mundo Marino
Le plastique asphyxie l’animal, car il bouche ses voies respiratoires, ou il se retrouve désorienté à cause de l’accumulation de gaz

En octobre 2019, 104 morceaux de plastique ont été retrouvés dans un bébé tortue mort, probablement à cause de l’ingurgitation du plastique. On a également découvert un baleine avec plus de 40kg de plastique dans son estomac. Le 1er décembre, un cachalot a été retrouvé mort sur une plage écossaise, une nécropsie a révélé la présence de 100kg de plastique dans l’estomac.

Et il y a également eu de nombreux autres cas. Le plastique n’épargne aucun animal, il touche aussi bien les oiseaux que les mammifères marins et même les reptiles. Et ceux qui se trouvent à plusieurs milliers de kilomètres des hommes sont tout aussi touchés. Dans les îles Midway, en plein Pacifique, de nombreux albatros morts avaient l’estomac rempli de différents plastiques. Le photographe Chris Jordan a également pris en photo les mères en train de nourrir les petits avec des quantités alarmantes de plastique.

Tortue verte recueillie et sauvée de justesse – Fondation Mundo Marino
Tortue verte recueillie et sauvée de justesse – Fondation Mundo Marino
Cependant, le plastique tue les animaux marins de différentes façons. Certains se retrouvent étranglés par des filets, alors que d’autres ont les ailes ou les nageoires coincées et finissent par mourir asphyxiés ou noyés.

Selon l’Unesco, tous les ans le plastique tue au total plus d’un million d’oiseaux marins et plus de 100 000 mammifères marins. Chaque année, plus de 12 millions de tonnes de plastique se retrouvent dans nos océans. Même dans les fosses océaniques les plus profondes, des scientifiques ont découvert des micro-plastiques, aussi bien au Japon, au Chili qu’aux Hébrides.

Le contenu d’un estomac d’un jeune albatros mort photographié sur la réserve faunique nationale de l’atoll de Midway dans le Pacifique en septembre 2009 avec des débris marins en plastique donnés par les parents pour le nourrir. (Chris Jordan)
Le contenu d’un estomac d’un jeune albatros mort photographié sur la réserve faunique nationale de l’atoll de Midway dans le Pacifique en septembre 2009 avec des débris marins en plastique donnés par les parents pour le nourrir. (Chris Jordan)
Par ailleurs, les effets dévastateurs de la pollution plastique arrivent jusque dans nos assiettes et nous consommons certainement des quantités insignifiantes de plastique, c’est ce que conclut un rapport de l’ONU. http://www.fao.org/3/a-i7677e.pdf

Et ces micro-plastiques finiront par devenir des nanoplastiques qui pénétreront les tissus et les organes humains. Ces nanoplastiques présentent une toxicité potentielle avec de graves conséquences à cause de la bioaccumulation dans notre système.

Ainsi, pour résoudre cette situation, il est de notre responsabilité de changer nos habitudes de consommation, mais cela doit aussi venir des entreprises qui doivent prendre des décisions plus respectueuses de l’environnement.

Nous pouvons diminuer notre dépendance au plastique dans divers domaines, nous devons simplement changer notre façon d’acheter. Bien que le gouvernement semble peu à peu prendre conscience des enjeux et qu’il mette certaines lois en application pour viser à réduire son utilisation, nous pouvons faire beaucoup plus.









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